• Le Violon d'Anne Rice

    29 Janvier 2016

    Le Violon d'Anne RicePlus jeune, j'adorais Anne Rice... Maintenant, je pense que ce n'est plus le cas et ce livre m'y a conforté. Habituellement, lorsqu'un livre ne me plaît pas, je vais jusqu'à la moitié et je le ferme. Il me semble que c'est la première fois où je comptais nerveusement les pages jusqu'à arriver à la moitié et pouvoir arrêter la lecture la conscience tranquille...
    J'ai détesté la narration au "je" qui passait d'un langage trop soutenu à trop léger. Si soutenu qu'on ne sent aucun naturel et qu'on se demande comment quelqu'un pourrait VRAIMENT s'exprimer de la sorte.
    J'ai aussi profondément détesté le style général parce que ce n'est qu'une complainte longue et lancinante de l'héroïne qui se voit comme une martyr et qui s'affuble toutes les peines du Monde. Je ne sais pas pourquoi Stefan essaie de la faire descendre dans la folie et la pousse à trouver sa vie horrible : elle le fait déjà malgré ses nombreux démentis.
    Elle passe son temps à revenir en arrière sur des pans de son passé. Les mêmes, tout le temps... Je pense à sa mère alcoolique dont elle s'en veut de la mort, qu'elle nous rappelle environ toutes les cinq pages. Et même à une page qui m'a fait particulièrement serrer les dents à spécifier à chaque fois qu'on voyait un personnage qu'il était le mari de sa sœur. On l'avait compris la première fois.
    C'est donc avec déception que j'ai refermé ce Anne Rice et n'éprouve nullement l'envie d'en rouvrir un alors que j'avais été tellement bercée par son écriture dans ma jeunesse.


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