• Les Catilinaires d'Amélie Nothomb

    Écrit le 23/04/2015

    Les Catilinaires d'Amélie NothombLes Catilinaires... Encore un livre que j'ai dû lire pour l'école en me demandant "pourquoi ?". À l'époque, ma prof' de Français m'avait même dit, lorsque je lui avais demandé pourquoi les enseignants nous faisaient systématiquement lire du Nothomb, "Il faut avoir lu Amélie Nothomb". Oui, mais pourquoi ?

    À chaque fois que je lis un de ses livres, j'ai le même sentiment d'ennui et d'exaspération mêlé. Les Catilinaires ne fait pas exception. Je vais vous sortir ma tirade habituelle : Y a de l'idée... mais ça tombe à plat.

    Oui. Choisir l'histoire d'un couple tout ce qu'il y a banal qui se voit envahi par un voisin qui ne parle pas et qui fait juste acte de présence est une bonne idée. D'autant plus lorsque cette invasion pousse à la déchéance des personnages. D'autant plus lorsqu'elle change les personnages. Mais le problème est là : On ne voit pas tant la transformation des personnages. C'est plus qu'à un point donné, ils changent d'un seul coup. Avant, ils étaient pareils, ou presque. De plus, comme dans chacun de ses romans, Amélie Nothomb s'embête sur des choses inutiles, sur des états d'âmes, sur de l'étalage de confiture en règle qui rend juste le rend long( alors qu'il ne fait que 140 pages au format poche !) et décousu. Pire, on ne comprends pas bien l'histoire elle-même.

    Mais ce que j'ai le plus détesté dans les Catilinaires, c'est la façon dont le héros Emile Hazel n'est qu'un immonde égocentrique qui se permet encore plus de choses que le voisin Palamède Bernadin, mais qu'on essaie de le faire passer pour quelqu'un de bien. Vous avez vu le moment où il parle à Bernadette et qu'il l'insulte ? C'est censé être attachant ? Moi j'ai juste eu envie de lui donner des claques.

    Je terminerais un point ultime : Encore ce langage tellement pompeux qu'on ne comprends rien à ce qu'on lit. Combien de fois je n'ai pas lu un paragraphe lâché un "hein ?" puis soupirer avant de continuer en n'ayant absolument rien compris à ce que je l'ai lu ? Dans le roman, à un moment, Emile s'amuse à étaler sa culture devant le voisin pour le mettre mal à l'aise, à lui faire subir sa grandeur et ces mots... J'ai exactement eu l'impression que c'était une image d'Amélie Nothomb assénant à ses lecteurs tout son savoir, toute sa grandeur. La sensation au carré de ce que ces livres me font ressentir.


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